HISTOIRE

LES ATELIERS HORS CADRE : AUJOURD’HUI

Aujourd’hui, la sous division du service d’encadrement aux particuliers fonctionne sous le nom d’Encadrement Hors Cadre. Les Ateliers Hors Cadre inc. continue d’offrir aux grossistes et aux détaillants des cadres et de la moulure destinése à l’encadrement et d’offrir des solutions novatrices en sous-traitance industrielle pour toute compagnie oeuvrant dans un domaine connexe.

LES ATELIERS HORS CADRE : 2000

Les années filent et et vers le milieu des années 2000, Les Ateliers Hors Cadre inc. explorent de nouveaux horizons. L’expertise développée ces 20 dernières années permet le développement de nouveaux marchés. Désormais, on offre à diverses entreprises l’occasion de produire certaines composantes plus complexes ou spécialisées. Toujours à l’écoute des besoins du client, l’entreprise s’adapte et évolue.

LES ATELIERS HORS CADRE : EN 1991

Un incendie détruit l’usine en juillet 1991. La reconstruction permet d’améliorer la productivité et ainsi de confirmer la place des produits Hors Cadre sur le marché canadien. La compagnie perce le marché américain en 1995. Toujours en processus d’amélioration continu, on agrandit et réaménage les espaces de production. Le champ de compétence s’étend sur plusieurs niveaux : la transformation du bois, la finition de couleurs ainsi que la coupe et l’assemblage. Les produits pour l’encadrement se spécialisent : une gamme de produits de tissus s’ajoute à celle des moulures déjà adaptée au style sobre et linéaire de la compagnie.

LES ATELIERS HORS CADRE : EN 1986

En 1986, Denis Roy et son épouse Carolle Labbé misent sur leur amour des arts, du public et des affaires pour fonder leur propre entreprise, Les Ateliers Hors Cadre inc.

Débrouillards et travaillants, leurs débuts sont modestes. À même leur résidence, on retrouve une galerie d’art, un magasin d’encadrements et un atelier. La fabrication complète de cadres et moulures s’effectue dans un atelier détaché avec des équipements rudimentaires. La première gamme de l’entreprise familiale est offerte sur le marché du Québec et des Maritimes en 1990. Les affaires prospèrent et les agrandissements se succèdent.

L‘encadreur, tel que nous le connaissons aujourd’hui, a trouvé tardivement sa place dans la vie artisanale. Avant la renaissance, le travail d’encadrement est effectué par des ébénistes ou des doreurs sur bois, car on ne dissocie pas le cadre du tableau. Tous deux proviennent du même bois : la partie centrale est destinée à la peinture et les bords extérieurs, nus ou travaillés, forment le cadre.

Un des premiers encadrements connus, dans laquelle cadre et sujet sont distincts remonte en l’an 1538. Cadre acheté par François 1er d’un encadreur inconnu.

C’est sous le règne de Louis XIV qu’apparaît officiellement le titre d’encadreur. À cette époque, on cisèle dans un bois massif (notamment du chêne, du noyer ou du bois fruitier), on les dore à la feuille. Ce procédé connaît un grand succès et influence jusqu’à nos jours l’art de l’encadrement. Le cadre étant considéré comme une œuvre d’art n’est pas à la portée de toutes les bourses. Ainsi, l’Angleterre voit sa capitale enrichie de petites boutiques qui proposent des cadres à moindre coût. De la Régence au régime de Louis XV, la ligne sobre des sculptures ornant les cadres est remplacée par des lignes et les formes enchevêtrées et asymétriques. On appelle le style « Rocaille ».

Vers le milieu de XVIII e siècle s’effectue un retour vers la simplicité des motifs. Ce changement de style se fait progressivement, et pendant un certain temps, les nouvelles lignes bien droites, rigides se mêlent aux formes flamboyantes du style Rocaille. Ce passage du style Rocaille au « néo-classicisme » est connu aujourd’hui sous le nom de « transition ». Vers 1775, des motifs romains et grecs remplacent l’exubérance chère au règne de Louis XV. Les bordures reprennent des motifs de l’antiquité. On remplace les coquillages et les arabesques par des rubans, des feuilles d’eau, des torsades, des perles…

À la fin du XVIII e siècle, c’est à dire au tout début de l’ère du machinisme, et grâce à la découverte de pâtes à bois et du mastic, les fabricants de cadres deviennent des industriels et les modèles fabriqués en série ne sont plus le produits d’un travail artisanal. Reproduire un motif à l’aide d’une empreinte est bien moins onéreux que de faire appel à la gouge et au ciseau du sculpteur. On assiste donc à la décadence et à la fin d’une grande époque dans l’art du travail du bois, et les cadres en bois sculptés deviennent de plus en plus rares.

Sous l’empire, les cadres continuent à s’inspirer de l’Antiquité. Ils sont teintés en noir et leurs bords sont ornés de motifs majestueux en or : feuilles de laurier, palmettes, fougères, couronnes ou guirlandes. L’utilisation du bois naturel foncé, comme l’acajou, se généralise.

Au début du XIX e siècle, on commence à préférer les bois clairs : loupe d’orme, frêne, sycomore, noyer, citronnier, qui remplacent les essences sombres et austères de l’Empire. Sous Louis-Philippe le style reste toujours simple avec des lignes légèrement courbes. Cependant, l’arrivée de nouveaux matériaux permet de créer de nouvelles techniques laissant toute liberté à l’imagination de l’artiste et les styles se mélangent et se confondent. Il est curieux de constater que pendant longtemps l’encadrement n’a pas pour fonction essentielle de rehausser la beauté de ce qu’il entoure. Le cadre est une œuvre d’art en soi, parfois même de plus grande valeur que le tableau : il rivalise en fait avec ce qu’il devrait valoriser. L’observateur est placé devant deux créations bien distinctes.

Au début de ce siècle, avec les nouvelles écoles de peinture, la multiplication des travaux sur papier (lithographie, sérigraphie, estampe, etc.) les gens du milieu ont dû concevoir d’une nouvelle façon l’art d’encadrer. Les cadres en bois « de style » souvent trop coûteux, se raréfient ; de plus, ils ne sont plus adaptés aux messages de l’artiste peintre. Les styles des arts plastiques en perpétuelle évolution devaient être mis en valeur par des encadrements du même courant respectant les idées et le style véhiculés par ceux-ci. Le verre apparaît devant les œuvres sur papier à des fins de protection. On met en valeur ces gravures sous verre en les bordant de papier et de tissus de couleur. Très rapidement, au cours du XX e siècle, les techniques d’encadrement se multiplient mais, cette fois, au service de l’œuvre à encadrer.